Plusieurs années que l’internat, moins demandé par les étudiants en pharmacie, devait subir quelques changements : ce sera chose faite pour la rentrée scolaire 2023. La spécialité IPR est définitivement supprimée au profit de la pharmacie hospitalière et de la biologie médicale où le nombre de places augmente.

C’est officiel depuis avril 2022, mais c’est sur la pointe des pieds que la réforme de l’internat en pharmacie va être mise en place, pour de bon à compter de la rentrée 2023.

Comme cela est déjà le cas, en cinquième année, les étudiants en pharmacie ont le choix entre trois filières : industrie ou officine, des cycles courts en un an, et l’internat, cycle long de quatre ou cinq ans.

En internat de pharmacie, la spécialité IPR supprimée

Jusqu’à présent, en internat, trois spécialités étaient envisageables : la pharmacie hospitalière, la biologie médicale – qui réunit des étudiants en pharmacie et en médecine – et l’innovation pharmaceutique et recherche (IPR).

C’est justement cette dernière spécialité, très peu demandée par les étudiants en pharmacie, qui est définitivement supprimée à la rentrée 2023–2024 par un arrêté du 29 avril 2022.

Bien évidemment, les élèves qui ont choisi ce cursus en 2022 pourront achever leur formation en bonne et due forme. Ce sont les étudiants actuellement en cinquième année de pharmacie qui ne pourront plus envisager cette filière.

Une formation spécialisée transversale proposée à tous les internes de pharmacie

L’année prochaine, il ne restera plus que deux spécialités possibles en internat : la pharmacie hospitalière et la biologie médicale. Pour autant, une formation spécialisée transversale (FST) va être créée et proposée à tous les internes de pharmacie.

Cette FST « Innovation et recherche en sciences biologiques et pharmaceutiques » sera ouverte dès la rentrée 2023. Il s’agit d’une formation complémentaire que les étudiants pourront suivre en milieu d’internat, entre la phase socle et la phase de consolidation. En biologie médicale, les internes de médecine et de pharmacie étant regroupés, tous auront la possibilité de choisir cette FST.

L’objectif de cette formation transversale est bien de continuer à proposer une orientation vers la recherche, et ce malgré la suppression de la spécialité dédiée.

Une augmentation du nombre de places en internat de pharmacie

Cette réforme est loin d’être une surprise puisqu’elle avait été envisagée dès 2016. En effet, les internes de pharmacie, toutes spécialités confondues, représentent seulement 16% des étudiants en troisième cycle (à partir de la sixième année d’études) contre 44% en officine et 40% en industrie.

D’année en année, la spécialité IPR a même vu son nombre de places diminuer alors que le nombre de places en internat de pharmacie augmente chaque année. Depuis la rentrée 2020, seuls 24 postes sont ouverts chaque année, un par faculté de pharmacie. Moins de 5% des internes choisissaient l’IPR alors qu’ils sont 60% à privilégier la pharmacie hospitalière.

Le nombre postes disponibles en internat est quant à lui passer de 508 places pour la rentrée 2019 à 563 en 2022. L’année prochaine, même avec une spécialité en moins, les capacités d’accueil vont augmenter de 10% pour atteindre 629 postes, soit 121 de plus en quatre ans.

D’autres réformes doivent être approuvées pour la rentrée 2023 et notamment celle du diplôme d’études spécialisé (DES) en officine et en industrie. Un diplôme jusqu’ici réservé uniquement aux internes.

Source : L’étudiant

https://www.letudiant.fr/etudes/medecine-sante/nombre-de-postes-reforme-ce-qui-change-pour-la-filiere-internat-en-pharmacie-a-la-rentree-2023.html#:~:text=Depuis%20la%20rentr%C3%A9e%202020%2C%20seuls,2019%20%C3%A0%20563%20en%202022.
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