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Ce n’était pourtant pas la carrière qu’il s’était fixée initialement mais après trois années d’études, Paul est sûr de son choix : c’est bien la pharmacie qui lui correspond le mieux. Loin des préjugés, il raconte comment les médicaments sont devenus, pour lui, si passionnants.

« J’ai toujours été intéressé par les sciences médicales donc la PACES était mon objectif. J’ai suivi un bac S – ce qui était d’ailleurs une bonne chose, je pense, par rapport aux matières étudiées en pharmacie -, et j’ai ensuite redoublé ma PACES car au départ, je voulais absolument entrer en médecine.

Pendant cette année de redoublement, un prof est venu nous parler des métiers de la pharmacie. Je me suis rendu compte que je ne connaissais que l’officine. Je me suis renseigné et j’ai compris qu’en réalité, les métiers pouvaient être très divers (clinique, marketing, développement, conception…). Le fait aussi que les pharmaciens aient de plus en plus de missions, on l’a vu avec la crise sanitaire, m’a donné plus envie.

Aller plus loin que l’étude des médicaments

Mais c’est davantage en troisième année de pharmacie que j’ai eu le déclic. Parce que la deuxième année est très orientée « chimie » et comme je n’aime pas ça, c’est très compliqué. Je me suis posé beaucoup de questions mais je ne regrette pas d’avoir continué car ce qu’on fait pendant le reste de la formation n’a rien à voir avec cette année.

En troisième année, on gagne en compétences, j’ai commencé à travailler en officine aussi, c’était plus concret. On commence à avoir des stages, on étudie la neuropsychiatrie, la néphrologie, la cardiologie, le métabolisme et la nutrition… En travaux pratiques, on applique le cours, on crée des médicaments… Il y a une vraie mise en contexte.

On travaille aussi sur des cas cliniques : il faut être capable d’établir un diagnostic rien qu’en voyant les médicaments prescrits. Mais attention, on n’apprend pas par cœur toute une liste de médicaments, on apprend plutôt les classes des médicaments. Par exemple, on sait que les noms terminant en « olol » sont des bêtabloquants, utilisés pour les maladies cardiaques.

Le pharmacien, le couteau suisse de la santé

C’est d’ailleurs tout le travail que l’on fait ensuite en officine où on a un contact direct avec les patients et c’est ce qui me plait le plus : les conseiller pour que leur traitement fonctionne, répondre à leurs attentes et si nécessaire, les orienter vers un spécialiste.

Mais j’aime aussi beaucoup l’industrie car c’est un secteur riche en missions. On peut toucher à tout, aussi bien développer des molécules, les vendre à des entreprises, contrôler leur qualité… Il y a une troisième voie possible en pharmacie, il s’agit de l’internat où l’on peut exercer la pharmacie hospitalière ou la biologie médicale.

Aujourd’hui, le pharmacien a une place ancrée, c’est un couteau suisse qui connait les plantes, peut comprendre des anomalies… ça me rend fou toutes ces possibilités !

Pour être pharmacien, il faut aimer le contact, le fonctionnement de l’entreprise, le commerce. Ce sont des études qui sont exigeantes mais qui offrent un beau diplôme. Tout ce qui arrive entre les mains d’un médecin, d’un dentiste ou d’une sage-femme est d’abord passé par un pharmacien.

Pour ceux qui en doutent, il faut aller parler aux étudiants et aux professionnels de la pharmacie, leur demander concrètement ce qui se cache derrière ces métiers de l’ombre. Il y a forcément un métier qui va vous plaire, ne sous-estimez pas l’importance de la pharmacie ! »

Faculté de médecine Strasbourg

Sources:
L’ETUDIANT

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