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Avec la réforme du deuxième cycle des études de médecine, une nouvelle épreuve fait son entrée pour remplacer les ECN. En plus des épreuves écrites dématérialisées nationales (EDN), les externes devront passer des examens cliniques objectifs structurés (ECOS). Des mises en situation permettant d’évaluer les compétences des futurs médecins.

Grande nouveauté de la réforme du deuxième cycle des études de médecine, les étudiants ne seront plus seulement évalués sur leurs connaissances mais aussi sur leurs compétences et leur savoir-être.

Désormais, pour pouvoir valider leur externat et accéder à l’internat, les étudiants en médecine devront passer deux grandes épreuves au cours de leur sixième année : d’abord, les épreuves dématérialisées nationales (EDN), qui sont en fait des épreuves écrites basées sur le modèle des actuelles ECN (épreuves classantes nationales), et quelques mois plus tard, ce sera au tour des examens cliniques objectifs et structurés, les ECOS, qui se déroulent à l’oral sous forme de scénettes de 10 minutes maximum. Explications.

Pas d’ECOS sans l’obtention au préalable des EDN

Comme les EDN, l’organisation des ECOS est régie par le Centre national de gestion (CNG). Il veille au bon déroulement des épreuves, valide les comités d’examinateurs et enregistre les candidats participants.

Les ECOS devraient se dérouler au printemps de la sixième année d’études de médecine (la date exacte est connue chaque année six mois avant le début des épreuves). Soit quelques mois après le passage des EDN, en octobre. Seuls les étudiants ayant obtenu au minimum 14/20 aux connaissances de rang A aux EDN, en première ou deuxième session, pourront participer aux ECOS et donc tenter d’accéder à l’internat. Sans cela, vous devrez attendre l’année suivante pour retenter votre chance.

Des ECOS réparties en 10 « stations »

Les ECOS se dérouleront en simultanée partout en France, directement dans votre université. Il s’agit de « stations », des scénettes et mises en situation, en lien avec les compétences que doivent valider les futurs médecins, et ce, quelle que soit leur spécialité. Précisément, selon le décret du 7 septembre 2021, il s’agit « d’évaluer la capacité de l’étudiant à mobiliser et à mettre en œuvre ses connaissances ainsi que ses aptitudes comportementales pour répondre à des situations cliniques contextualisées ».

Toutes ces compétences sont basées sur un référentiel national. Au total, 356 situations cliniques de départ peuvent être appréhender autour de cinq grandes thématiques :

  • Symptômes et signes cliniques (nausées, constipation, bouffées de chaleur, coma, dénutrition, déshydratation, hémorragie, acné, douleurs articulaires, cicatrice anormale, brûlure, hallucination, paralysie, trouble de l’équilibre, traumatisme crânien…) ;
  • Données paracliniques (analyse de bandelettes urinaires, interprétation d’un électrocardiogramme, analyse du bilan lipidique, prescription d’un examen, découverte d’une anomalie…) ;
  • Prise en charge aiguë et chronique (préparation aux examens endoscopiques, gestion du sevrage alcoolique, prescription d’un soin ambulatoire, évaluation et prise en charge de la douleur, consultation de suivi, réaliser une transfusion sanguine, consultation pré-anesthésique…) ;
  • Prévention (dépistage, prévention des risques liés à l’alcool, prévention du surpoids, vaccination, modification thérapeutique du mode de vie, prévention aux écrans, aux accidents domestiques…) ;
  • Situations diverses (accident du travail, annonce d’une maladie chronique, demande d’IVG, réaction à un événement potentiellement traumatique, situation sanitaire exceptionnelle, organisation de la sortie de l’hospitalisation, violences sexuelles…).

Concrètement, vous aurez dix mises en situation. Chacune dure sept à dix minutes. Comme le précise l’arrêté du 21 décembre 2021 : « Chaque candidat prend connaissance du scénario relatif à chaque « station » en entrant dans la salle. » Vous serez face à un jury composé de professeurs, maîtres de conférences et praticiens hospitaliers.

Pas de deuxième chance aux ECOS mais une préparation dès la 4e année de médecine

Toutes vos notes obtenues pour chacune des stations sont prises en compte. Chaque note doit être égale ou supérieure à 10/20 pour être validée. Contrairement aux EDN, aucune session de rattrapage ne peut être organisée. Aussi, si vous obtenez moins de 10/20 à l’une des stations, cette note est éliminatoire et vous ne pourrez pas accéder au troisième cycle des études de médecine. Vous devrez alors repasser les ECOS l’année suivante.

Les notes des ECOS sont additionnées et représentent 30% de la note finale donnant accès à l’internat (60% pour les EDN et 10% pour le parcours de formation).

En dehors de cette épreuve nationale, deux autres ECOS seront organisées dans les facs au cours de votre quatrième puis cinquième années d’études de médecine. Ces deux sessions doivent vous permettre de vous entrainer mais sachez qu’elles sont aussi décisives pour valider votre externat. C’est pour cela que l’on dit que ces ECOS facultaires sont validants mais pas classants puisque seul l’examen national en sixième année est pris en compte pour accéder au troisième cycle.

Sources:
LEtudiant

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La prépa est ouverte du Lundi au Vendredi de 8h à 12h et de 14h à 18h, le Samedi sur RDV.