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C’est le constat que dressent ses représentants en cette rentrée 2022.

Seulement 2.700 étudiants en deuxième année de pharmacie pour 3.802 places

L’inquiétude n’est pas nouvelle mais elle vient de prendre une tout autre ampleur.  « Ces résultats sont un des nombreux signaux d’alarme de l’ANEPF pour le futur de la profession et de l’accès aux soins des patients. […] 30% d’étudiants en moins dans nos amphithéâtres [par rapport aux capacités d’accueil 2022, NDLR] n’est ni acceptable, ni viable pour la profession et le système de soin français dans sa globalité« 

À la rentrée 2022, 2.700 étudiants contre 3.400 en 2021. De moins en moins d’étudiants alors que, chaque année, les capacités d’accueil augmentent : de 3.265 places en 2020, on passe à 3.802 en 2022, une hausse de 16,4% en deux ans. Une décision incompréhensible pour l’ANEPF.

La PASS-L.AS une réforme néfaste pour la pharmacie ?

Car depuis plusieurs années maintenant, la filière ne parvient plus à attirer.  Tout a commencé avec la mise en place de la PACES en 2010, un système qui ne privilégiait pas le véritable choix d’orientation des étudiants en première année d’études de santé. 

Le socle de connaissances acquis en première année de PASS ou de L.AS n’a pas été ajusté en fonction des disciplines MMOPK (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie)

Montrer une autre facette du métier de pharmacien

En parallèle, syndicats et associations ont aussi un rôle à jouer concernant la visibilité des métiers de pharmaciens.

Au-delà du choix des filières officine, industrie ou recherche, une grande diversité de métiers existent.

« Des modules de présentation des métiers sont obligatoires durant la première année. Cependant, ceux-ci sont bien trop mal exploités au vu des nombreuses voies professionnelles se présentant aux étudiants »,

l’ANEPF.

« Nous avons aussi de plus en plus de missions, ce n’est pas nouveau mais les gens ne sont pas forcément au courant »

Romain Gallerand
pharmacienne qui fait l’inventaire sur une tablette numérique avec une collègue dans le fond

Il faudrait mettre un terme à la pénurie de pharmaciens qui ne fait que s’aggraver mais comment ?

source : https://www.letudiant.fr/etudes/medecine-sante/etudes-de-sante-1-100-places-vacantes-en-deuxieme-annee-de-pharmacie.html