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À compter de cette année, tous les étudiants en masso-kinésithérapie pourront obtenir leur diplôme de grade de master. Cette annonce d’Olivier Véran, le ministre de la Santé, le 18 mai dernier, sonne comme une vraie victoire pour les futurs kinésithérapeutes qui l’attendaient depuis 2005.

En effet, cette perspective avait déjà été mise sur la table il y a près de 16 ans. C’est donc un travail de longue haleine qu’a dû mener, entre autres, la FNEK. « En 2015, le passage des études de trois à cinq ans était déjà une grosse victoire, on était enfin reconnu à notre juste valeur« , assure Adam Diouri. Comme c’est toujours le cas aujourd’hui, avant d’entrer en institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK), les étudiant doivent effectuer une première année d’étude universitaire (en PASS, L.AS, licence de biologie, STAPS…). Mais cette première année de formation, pourtant obligatoire, n’était pas réellement comptabilisée au niveau des crédits ECTS. Ceux-là même qui permettent d’obtenir un diplôme et donc un grade de licence, master ou doctorat notamment. « C’était rageant parce que cette première année est loin d’être la plus simple », estime le président de la FNEK.

Néanmoins il y a une ombre au tableau, cette mesure n’est pas rétroactive. Seuls sont concernés les diplômés 2021 ainsi que les promotions futures. « En 2015, le concours d’entrée en IFMK a été supprimé, seuls quelques instituts ont poursuivi leur recrutement par cette voie pendant deux ans. » Même si une minorité d’étudiants est concernée, la décision est ferme : les diplômés 2019 et 2020, pourtant premiers concernés par la réforme de 2015, ne pourront pas prétendre à ce grade de master. « On a tous le même diplôme, c’est une réparation qu’on demande et c’était mérité car on est tous éligibles à cette reconnaissance, plaide Adam Diouri. On dénonce une discrimination. On va continuer à se battre pour eux même si on est pessimiste. C’est dommage, on était si proche d’une victoire parfaite.« 

En attendant, ce grade de master permet déjà d’ouvrir de belles perspectives. Notamment pour l’accès au doctorat et à la recherche. Jusqu’à présent, les diplômés devaient réaliser un master 2 pour ensuite pouvoir réaliser leur thèse. « Demain, ce sera encore difficile d’entrer directement en doctorat car ce n’est pas une habitude de recevoir des kinés et la sélection est rude », prévient le président de la FNEK. Mais selon lui, le grade de master offre tout même un « boulevard » sur l’accès au troisième cycle et l’ouverture des mobilités internationales également. « Les échanges seront plus simples car notre formation sera vraiment reconnue d’un point de vue européen. » Avec leur médaille autour du cou, les futurs diplômés peuvent donc déjà célébrer leur première victoire.

Sources:
L’Etudiant

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